01.11.2007

RODOLPHE THOMAS contre l’amendement instituant les tests ADN.

Nous sommes aujourd’hui nombreux et différents, de part nos origines et nos convictions à nous mobiliser, pour exiger sans concession le retrait pur et simple de l’amendement Mariani, qui imposerait des tests ADN à un certain nombre d’immigrés dans le cadre d’un regroupement familial.

 

Pour nous rassurer, on nous garantit que cet amendement a été édulcoré et que son application sera réduite.

Mais si le texte est réduit dans la lettre, c’est pour mieux le maintenir dans l’esprit. Ce qui est insoutenable dans l’esprit de cet amendement, c’est qu’il remet en cause une certaine idée de la France que nous sommes encore nombreux à partager. Il touche à l’essentiel, c’est à dire au « vivre ensemble ».

 

La République Française s’est forgée, s’est fortifiée à travers les siècles en s’opposant à un certain nombre d’idées haineuses et totalitaires.

Cet amendement, s’il est maintenu, serait un signal fort de symbole, un encouragement aux groupuscules politiques extrémistes qui véhiculent des idées racistes.

 

Je suis contre , car le Maire d’Hérouville que je suis, en matière de regroupement familial peut par son expérience de terrain vous assurer que la loi existante est déjà très contraignante et la fraude en devient presque impossible.

 

Je suis contre, car cet amendement institue que les immigrés sont des fraudeurs ;

car cet amendement institue qu’une famille d’immigrés et une famille française ce n’est pas la même chose ;

car cet amendement institue que la génétique est utilisée pour des problèmes d’immigrations.

 

J’appelle donc les élus de toutes tendances politique du Calvados à se mobiliser et prendre publiquement position devant leurs administrés et les citoyens à signer d’urgence la pétition à l’initiative de SOS Racisme sur le site www.touchepasamonadn.com. Un clic citoyen suffit pour vous engager, comme je me suis déjà engagé parmi plus de 200 000 inscrits.

 

Ensemble, réaffirmons que nous sommes le pays des Droits de l’Homme et que cela a encore un sens.
 
 
Rodolphe Thomas