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17.03.2008

Installation du nouveau conseil municipal

À Hérouville, Rodolphe Thomas s'enracine

Son élection en 2001 avait créé la surprise, sa réélection aussi. Rodolphe Thomas (MoDem) entend poursuivre sur la voiedu changement.

1686712689.jpg À Hérouville-Saint-Clair, ville de 23 000 habitants dans la périphérie de Caen, Ségolène Royal cartonnait à 67 % à la présidentielle. Pourtant, le 9 mars Rodolphe Thomas, 45 ans, maire MoDem sortant, l'a emporté dès le premier tour avec 53 %. Presque mille voix d'avance sur la gauche qui croyait très fort à la reconquête de ce qu'elle considère depuis 1971 comme « son » bastion.

Le sourire du maire, son style inégalable - il gobe des cerises à la Fête des voisins et descend de son bureau en tyrolienne - et un vaste projet de rénovation urbaine (150 millions d'euros) ont fait la différence.

Sans compter une liste colorée, à l'image de 69 nationalités dans la ville, et ouverte : deux adjoints viennent de la gauche.

« Pas de retour en arrière. C'est le message des Hérouvillais. Hérouville doit continuer à aller de l'avant », déclare le maire. Il vient de rejoindre son fauteuil avec 27 voix sur 35. 

On est aux antipodes des débuts balbutiants de Rodolphe Thomas, vainqueur de justesse voici sept ans. On est loin de l'ambiance lourde qui avait marqué son élection comme maire : 300 Hérouvillais manifestaient sur la place François-Mitterrand sur le thème « Touche pas à Hérouville. »

Rien de tel samedi. On a encore entendu des sifflets et des cris mais les applaudissements ont été presque majoritaires. « Cette campagne électorale a été particulièrement difficile et cela rend encore plus belle la victoire. Dimanche dernier, ce n'est pas un parti politique qui a gagné, c'est tout Hérouville », martèle le maire. Dix adjoints, cinq femmes, cinq hommes, complètent la municipalité, qui ne comprend que quatre sortants dont le maire.

Abattue par sa nouvelle défaite, la gauche ne restera pas inerte. « Nous serons une opposition active » fait valoir Emmanuel Renard (PS). Pour lui, il n'est pas illogique qu'une opposition soit en désaccord car « nous portons un autre projet. Et nous attendons des réponses aux questions qui seront posées. »

Jean-Pierre BEUVE.
(c) Ouest-France 16-03-08

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